Modalités de l’examen de français pour les candidat-es non francophones
- Réf. 0390
- Date de première publication : 26/08/2026
1. Conditions linguistiques d’immatriculation au sein de l’Université de Genève
Conformément au Statut de l’Université, art. 55, al. 6, les candidat-es étranger/ères titulaires d’un diplôme de fin d’études obtenu dans un établissement étranger reconnu par l’Université dont la langue officielle d’enseignement n’est pas le français, sont soumis à un examen de langue française avant leur immatriculation. La réussite de cet examen est une des conditions d’immatriculation.
Les formations ainsi que les cas individuels pour lesquels l’examen de français n’est pas requis, ou pour lesquels il a une simple valeur indicative, sont déterminés par le Rectorat sur proposition de l’unité principale d’enseignement et de recherche ou du centre ou de l’institut interfacultaire concerné-e.
2. Inscription à l’examen de français
Les personnes soumises à l’examen de français en sont informées dans la décision d’immatriculation et d’admission qui est mise à disposition sur leur portail de candidature par le Service des immatriculations et la faculté/institut/école postulé-e. Se trouvent également sur ce portail les détails de la convocation (date, lieu, heures, modalités de paiement). La décision vaut convocation à l’examen.
Les candidat-es à besoins particuliers ont la possibilité de présenter une demande de mesures d’aménagements spécifiques. Les modalités et les délais pour cette démarche sont communiquées à travers le portail de candidature, conjointement à la convocation à l’examen de français. La décision concernant cette demande est prise par le Service santé des étudiant-es – besoins particuliers et communiqué directement aux candidat-es.
Toute personne soumise à l’examen de français qui ne s’y présente pas ne satisfait pas aux conditions d’immatriculation et d’admission.
3. Emolument d’inscription
4. Organisation et sessions
Cet examen de langue est organisé par l’École de langue et de civilisation françaises (ci-après ELCF), subdivision de la Faculté des lettres de l’Université de Genève.
Il a lieu avant chaque rentrée universitaire du semestre d’automne. Une deuxième session pour les candidatures tardives est organisée au début du semestre d’automne.
Une autre session est prévue au semestre de printemps exclusivement pour les candidat-es postulant une formation offerte à ce semestre.
L’examen de français se compose d’une épreuve générale et, le cas échéant, d’une épreuve complémentaire (voir point 5 ci-dessous).
5. Objectif et contenu des épreuves
L’examen de français comporte deux épreuves :
- une épreuve générale pour une admission à toutes les formations de l’UNIGE ;
- une épreuve complémentaires pour une admission au sein de la Faculté des lettres et de l’ELCF.
L’épreuve générale teste la maîtrise de la langue française conformément aux descripteurs du niveau B2 du Cadre européen commun de référence pour les langues (ci-après CECRL).
L’épreuve complémentaire teste la maîtrise textuelle et rédactionnelle approfondie, nécessaire pour des études en Lettres, correspondante au niveau B2 du CECRL.
6. Contrôle des connaissances
7. Conditions de réussite
L’épreuve générale est évaluée sur une échelle de 0 à 60 points (60 étant le meilleur résultat). Le résultat de 0 est réservé pour les cas de fraude.
Pour réussir l’épreuve générale, les candidat-es doivent obtenir un résultat égal ou supérieur à 40 points.
L’épreuve complémentaire est évaluée sur une échelle qualitative comportant les critères suffisant/insuffisant, en fonction d’une grille d’évaluation fixée par le ou la responsable scientifique de l’examen et approuvée par la direction de l’École de langue et de civilisation françaises.
Les candidat-es soumis-es aux deux épreuves doivent obtenir un résultat égal ou supérieur à 40 à l’épreuve générale ainsi qu’un résultat suffisant à l’épreuve complémentaire pour valider la réussite.
En cas de réussite à l’examen de français, le/la candidat-e est immatriculable pour autant qu’il/elle satisfasse aux autres conditions d’immatriculation (par ex. réussite du diplôme de fin d’études secondaires en cours).
8. Echec
L’examen est considéré non réussi en cas d’obtention d’un résultat inférieur à 40 à l’épreuve générale de l’examen de français ou d’un résultat insuffisant à l’épreuve complémentaire.
Il n’y a pas de session de rattrapage. Les candidat-es ayant échoué conservent le droit de se représenter à l’examen de français lors d’une session organisée au cours d’une année académique ultérieure. Aucune limite n’est fixée quant au nombre de tentatives.
L’échec à l’examen ne peut pas être compensé par la présentation d’un diplôme de langue fourni après la passation de l’examen de français, et ce même s’il est reconnu.
Les candidat-es en échec à l'épreuve générale ayant obtenu un résultat inférieur à 40 mais égal ou supérieur à 30 sont admissibles à l'Année propédeutique (AP) de l’ELCF. Lorsque le nombre de personnes admissibles excède la capacité d’accueil, la sélection s’effectue sur la base d’un classement établi selon les résultats obtenus. Les candidat-es en échec à l’épreuve complémentaire sont admissibles au Diplôme d’études du français langue étrangère (DEFLE) de l’ELCF, en fonction des places disponibles.
9. Annonce et notification des résultats, consultation de copie
Les résultats sont communiqués individuellement aux candidat-es sur leur portail de candidature. La date de la communication des résultats est indiquée aux candidat-es le jour de l’examen. Un courriel les informe de la mise à disposition des résultats sur leur portail.
Cette décision ouvre la voie de l’opposition auprès de l’instance qui l’a rendue dans le délai de 30 jours à compter du lendemain de sa notification. Le Règlement relatif à la procédure d’opposition au sein de l’Université de Genève (RIO-UNIGE) du 16 mars 2009 s’applique.
Une consultation peut être organisée pour prendre connaissance de la copie d’examen auprès de l’ELCF et fixer si nécessaire un rendez-vous avec la Commission de l’examen de français (voir point 10 ci-après).
10. Commission de l’examen de français
Cette Commission est composée d’un-e représentant-e de l’ELCF, du ou de la responsable scientifique de l’examen de français et d’un-e représentant-e du Service des immatriculations.
Après l’annonce des résultats, le/la candidat-e peut s’adresser à l’ELCF dans le délai et selon les modalités fixées par cette dernière et communiquées aux candidat-es. Il ou elle peut prendre rendez-vous avec la Commission de l’examen de français pour poser des questions et clarifier sa situation. Lors de cet entretien, le/la candidat-e expose l’objet de sa demande et présente les éléments en lien avec celle-ci.
La Commission est compétente pour instruire les oppositions dirigées contre les résultats de l’examen de français et émettre un préavis à l’intention de l’autorité qui a pris la décision attaquée.
11. Durée de validité de l’examen
12. Déontologie
13. Entrée en vigueur
La présente directive entre en vigueur le 1er août 2026, après son approbation par le Rectorat.
Elle s’applique à compter de la session de l’examen de français de la rentrée d’automne 2026.